Prix 2026

Félicitations à Samir Toumi avec Amin, co-édition Barzakh et Elyzad, qui remporte l’approbation unanime du jury !

Djamel, auteur à succès, est en panne d’inspiration. Un soir, un homme mystérieux, Amin, l’aborde et lui propose un marché : s’il lui donne accès aux arcanes du « système », Djamel écrira-t-il un roman dénonçant celui-ci ? L’Algérie semble à la veille d’un basculement, l’écrivain accepte.
D’un bout à l’autre du pays, de villas cossues en yachts rutilants, Djamel va croiser une galerie de portraits « tout droit sortis d’un film de Kusturica ». Une oligarchie inquiétante où se mêlent argent, décadence et menaces. Mais dans ce jeu de dupes, qui mène la danse ?
À la faveur d’une intrigue quasi policière, Samir Toumi capte les pulsations et les paradoxes de l’Algérie moderne. Il pose avec audace la question brûlante de la rumeur dans la fabrique de l’actualité et de la place de l’écrivain dans la Cité.

Samir Toumi est touché par des auteurs très différents. Il cite le Japonais Yukio Mishima ou encore les français Michel Houellebecq et Marguerite Duras. Pour lui, leur capacité à explorer et à rendre la complexité de nos vies intérieures le fascine.

Pour la forme, il lui semble important de citer également Portnoy et son complexe, de Philip Roth, où, de manière magistrale, le personnage se confie à un psy. Mais bien entendu son pays, l’Algérie, son histoire tourmentée, et la société algérienne, complexe et tellement mouvante, constituent pour lui une source inépuisable d’inspiration.

Les autres finalistes étaient :

Résilience silencieuse de Amadou Dia, L’Harmattan

Le coiffeur aux mains rouges de Kebir Ammi, Elyzad

Le journal d’un fou de Ahmed El Falah, Éditions Le Sélénite

Où s’adosse le ciel de David Diop, Julliard

La remise du Prix aura lieu au Bouillon Racine à Paris à midi.